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D'abord, aux premiers temps de la Terre, il y a eu l'état de fusion, la force centrifuge projeta les substances les plus lourdes vers la périphérie, puis ces substances se refroidissant, formèrent la croûte terrestre, tandis qu'un vide se créa à l'intérieur et que des dépressions apparurent aux deux extrémités, là où la force centrifuge était la plus faible.  Une partie du feu originel ainsi que des fragments de matières incandescentes ont formé à l'intérieur creux de la Terre un soleil central, beaucoup plus petit, évidemment.

 

Si notre conception d'une Terre concave (comme une pomme) à ses deux extrémités est correcte, ce que nous allons tenter de prouver alors c’est que  le pôle Nord et le pôle Sud n'existent pas ! Ils se situeraient, en effet, entre ciel et terre, au centre des ouvertures polaires, et non à la surface. Il est donc impossible de continuer plein nord après les pôles et d'atteindre l'autre côté de la Terre (ce qui serait le possible si la Terre était convexe comme une orange) car elle est concave aux pôles à partir de 70°-75° de latitude nord ou sud.

 

          Les pôles magnétiques se déplacent de façons anormales :

 

Entre chaque pôle magnétique passent des méridiens magnétiques. Par contraste avec les méridiens géographiques qui mesurent la longitude, les méridiens magnétiques se déplacent d'est en ouest, et vice versa. L'écart entre le méridien géographique - indiquant le Nord véritable - et la direction donnée par la boussole ¬ou méridien magnétique du lieu - s'appelle la déclinaison. Les premières mesures en furent faites à Londres en 1580. Elles faisaient ressortir une déclinaison vers l'est de 11°. En 1815, la déclinaison atteignait 24° 3, mais cette fois à l'ouest. Un écart de 35° 3 en 235 ans. C'est énorme! Cela équivaut à un déplacement d'environ 3400 kilomètres.

Maintenant, traçons autour du pôle un cercle ayant un rayon de 1 700 kilomètres, de façon à retrouver ces 3 400 kilomètres comme diamètre. Nous fixons ainsi, en quelque sorte, les limites de l'ouverture polaire, au long desquelles, dans ce cas précis, le pôle magnétique a fait son long voyage de 235 ans. On conçoit qu'il soit difficile au pôle magnétique de coïncider avec le pôle géographique ! Ce pôle géographique qui est un  prolongement de l'axe de la Terre, lequel axe passe très précisément au centre de l'ouverture polaire. Comment un tel pôle, situé ainsi dans un espace vide, aurait-il pu être « découvert » par les explorateurs ?

 

Selon Marshall Gardner, les bords de l'ouverture polaire, qui définissent les limites du pôle magnétique, représentent un grand cercle de 2 300 kilomètres de diamètre. Lorsque les explorateurs le franchissent, ce qui est arrivé maintes fois, la pente est si graduelle qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils pénètrent en réalité à l'intérieur de la planète.

 

          La Terre est trop légère pour être pleine :

 

À ce jour on n'a pénétré que de quelques kilomètres à l'intérieur de la Terre. Ce qu'il y a au-delà, les savants l'ignorent. Ils en sont réduits aux conjectures, aux suppositions. La plupart des théories communément admises ne reposent sur aucune base scientifique. Croire qu'il y a au centre de la Terre un noyau de feu et de métal en fusion semble s'inspirer étrangement de la vieille idée religieuse d'un enfer. L'idée scientifique n'est pas plus fondée que la croyance religieuse. Toutes deux sont de simples suppositions sans un iota de preuve.

 

Etant donné que l'écorce terrestre a environ 1 200 kilomètres d'épaisseur, cela voudrait dire que le noyau en fusion aurait plus de 11000 kilomètres de diamètre. Impossible.

 

    L'idée d'un feu central est née probablement du fait que plus on s'enfonce dans la Terre, plus la chaleur augmente. Mais en déduire que cette augmentation de température se poursuit jusqu'au centre de la Terre paraît être une extrapolation bien hasardeuse. Aucune preuve ne permet de soutenir ce point de vue. Il est plus probable que l'accroissement de la chaleur se fait seulement jusqu'à un certain niveau, là où les éruptions volcaniques et les tremblements de terre trouvent leur origine - origine due certainement à la présence à ce niveau d'un grand nombre de substances radioactives. Mais une fois franchie cette couche de la chaleur maximum, rien ne s'oppose à ce que l'on trouve des zones plus fraîches en se rapprochant du centre de la Terre.

La surface totale du globe représente 510. 10exp6 kilomètres carrés et son poids est estimé à 6. 10exp21 tonnes. Si la Terre était vraiment une sphère pleine et solide, elle pèserait beaucoup plus. C'est une évidence parmi d'autres qui prouve que notre planète est creuse à l'intérieur.

 

          Les pôles « classiques »  n’existent pas :

En examinant le trajet des vols commerciaux à travers les régions polaires, nous nous apercevons que ce trajet contourne toujours le pôle, ou passe à côté, mais qu'il ne le survole jamais. Ne serait-ce pas parce que, si le pôle était vraiment franchi, l'avion, au lieu d'aborder l'autre côté du globe, suivrait la courbe interne de la dépression polaire et plongerait dans le creux intérieur de la Terre. Les Russes ont trouvé que le pôle magnétique n'était pas un point, mais une ligne de 1600 kilomètres. Cette ligne, est en fait circulaire, elle délimite les bords de la concavité polaire. De sorte que n'importe quel point sur ce cercle pourrait être identifié au pôle Nord magnétique. Il serait alors impossible aux avions de traverser le pôle Nord, celui-ci se situant au centre de la dépression polaire, et non à la surface de la Terre. Quand les pilotes croient atteindre le pôle Nord, après avoir fait les corrections habituelles de navigation, ils se trouvent en réalité sur le bord de la concavité polaire, là où se tient le pôle magnétique.

Il est bien connu que les pôles magnétiques au nord et au sud ne coïncident pas avec les pôles géographiques, comme cela devrait se produire si la Terre était une sphère solide, convexe à ses extrémités. La raison, nous l'avons vu, est que le pôle magnétique se situe sur les bords de l'ouverture polaire, alors que le pôle géographique se trouve à son centre, entre ciel et terre.

 

Le vrai pôle magnétique ne se trouve pas à la limite extérieure de l'ouverture polaire, mais au centre de la croûte terrestre, à quelque 600 kilomètres au-dessous de la surface. C'est la raison pour laquelle l'aiguille aimantée continue de pointer verticalement vers le sol, même lorsqu'on a franchi la frontière de la dépression polaire. En fait, ce ne serait qu'après avoir dépassé le centre de cette dépression que l'aiguille s'orienterait vers le haut au lieu de pointer vers le bas. Mais dans l'un ou l'autre cas, une fois atteint le cercle de l'ouverture polaire, la boussole ne fonctionne plus horizontalement, comme auparavant, mais verticalement La chose a intrigué nombre d'explorateurs arctiques qui avaient réussi à gagner ces hautes latitudes.

 

La seule explication valable est d'admettre que la Terre est creuse, ouverte aux extrémités nord et sud, avec un pôle magnétique et un centre de gravité situés au milieu de la croûte terrestre, et non au centre géométrique de la planète. En conséquence de quoi, l'eau des océans à l'intérieur de la Terre adhère à la paroi interne de la croûte exactement comme cela se passe à l'extérieur.

 

          D’où viennent les icebergs (eau douce) :

 

Dans les croquis dont il a illustré son ouvrage. Marshall B. Gardner représente la Terre avec des ouvertures circulaires aux pôles ; l'eau de l'Océan qui passe à travers ces ouvertures adhère à la croûte aussi bien au-dessous qu'au-dessus, étant donné que le centre de gravité de la Terre, suivant sa théorie, se situe en plein milieu de cette croûte, et non au centre du globe. Pour cette raison, si un bateau franchissait le trou polaire et se dirigeait vers l'intérieur de la Terre, il continuerait à naviguer, dans une position renversée, sur la paroi interne de la croûte.

La force de gravité est plus forte sur la courbe qui va de l'extérieur à l'intérieur de la Terre. Un homme de 75 kilogrammes en pèserait probablement 150 dans le trou polaire. Il conserverait ce poids tout au long de la courbe qui conduit à l'intérieur du globe. Mais une fois arrivé là, il y aurait des chances pour qu'il ne pèse plus que 40 kilogrammes. Cela s'explique par le fait qu'un corps à l'intérieur d'une boule creuse dotée d'un mouvement de rotation a besoin de moins de force pour se maintenir en équilibre que s'il se trouvait à l'extérieur, ce phénomène étant dû à la force centrifuge.

William Reed dit que le lieu où la force de gravité est la plus importante se situe environ à moitié chemin de la courbe. Et cette force est si intense à cet endroit que l'eau salée de la mer et l'eau douce des icebergs ne se mélangent pas. L'eau salée demeure à quelques dizaines de centimètres au-dessous de l'eau douce, ce qui permet d'obtenir de l'eau bonne à boire en plein océan Arctique. Incroyable, non ? Et comment expliquer que les icebergs soient formés d'eau douce et non d'eau salée ? Cette eau douce provient des fleuves qui arrosent les régions chaudes de l'intérieur de la Terre. Quand ces fleuves atteignent la surface polaire, beaucoup plus froide, ils gèlent et se transforment en icebergs. Ces icebergs se brisent ensuite dans la mer, produisant d'étranges vagues de fond qui ont étonné bien des explorateurs arctiques :

 

« L'embouchure de ces fleuves qui viennent de l'intérieur gèle d'abord. Le fleuve, continuant de couler, inonde l'embouchure déjà glacée, et cette eau gèle à son tour, et ainsi de suite pendant des mois, jusqu'au printemps. Lorsque arrive l'été, que la température augmente, des masses de glace se détachent et sont poussées dans l'Océan où elles créent des raz de marée. Ces masses flottantes sont les icebergs… »

 

Selon Reed et Gardner, la température à l'intérieur de la Terre est beaucoup plus constante qu'à l'extérieur. Elle est plus chaude en hiver, plus fraîche en été. Il y a des chutes de pluie, mais il ne fait jamais assez froid pour qu'il neige. C'est un climat subtropical idéal, à l'abri aussi bien de la chaleur étouffante des tropiques que des vagues de froid de la zone tempérée.

 

Depuis trois cents ans, un courant continu d'explorateurs a parcouru l'Arctique et l'Antarctique en quête des pôles. Aucun d'eux jamais n'a vu un iceberg quitter son port d'attache et plonger dans l'Océan. N'est¬-ce pas étrange que personne n'ait songé à se poser des questions sur le lieu d'origine de ces glaces flottantes.

 

À l'appui de sa théorie sur la formation des icebergs, William Reed cite Bernacchi qui, relatant les observations qu'il a faites dans l'Antarctique, écrit « Il est tombé moins de cinq centimètres de pluie en onze mois et demi. Dans ces conditions, où trouverait-on matière à produire le moindre iceberg ? Cependant, le plus grand d'entre eux est là, sous nos yeux. Il mesure 600 kilomètres de long sur 80 de large, s'enfonce de 600 mètres sous l'eau, et s'élève de 25 à 30 mètres au-dessus de l'Océan. » Commentaire de Reed :

« Il est impossible que ces icebergs se forment dans un pays où il n'y a pratiquement ni pluie ni neige. Ils sont faits d'eau douce gelée, et il n'y a aucune eau douce à geler. Donc ils sont nés ailleurs, donc ils viennent d'ailleurs.

 

Reed et Gardner prétendent encore que l'ouverture polaire nord est plus grande que celle du sud. Ils disent qu'il y a une terre de paradis de l'autre côté de la « Mammoth Ice Barrier » (La Barrière de Glace du Mammouth). Une terre qui ressemble fort à celle que survola l'amiral Byrd en 1947.

 

          D’où viennent les mammouths congelés dans les icebergs :

 

Durant les mois d'hiver, des millions de mètres cubes d'eau douce en provenance des rivières intérieures de la terre coulent librement à travers les ouvertures polaires et viennent geler à leur embouchure pour former de véritables montagnes de glace. Quand arrive l'été, d'immenses icebergs, longs parfois de plusieurs kilomètres, se détachent de cette banquise et flottent à la surface de la Terre.

À l'intérieur de ces icebergs, on a découvert, en parfait état de conservation, des mammouths et autres animaux monstrueux qu'on a cru être d'origine préhistorique parce qu'on n'en voyait plus de semblables à la surface du globe. Certains d'entre eux avaient encore de l'herbe dans l'estomac, et même dans la bouche, prouvant qu'ils avaient été saisis brutalement par un froid intense.

L'explication usuelle est la suivante : ces animaux préhistoriques habitaient la région arctique à une époque où celle-ci jouissait d'un climat tropical; une brutale glaciation transforma soudain cette zone chaude à la végétation luxuriante en un désert de glace, et les animaux furent en quelque sorte congelés sur place, avant d'avoir pu fuir vers le sud. Les grandes réserves d'ivoire (provenant de défenses d'éléphants) découvertes en Sibérie et dans les îles du Nord sont expliquées de la même façon.

Gardner, cependant, émet une théorie totalement différente. Théorie confirmée plus tard par l'amiral Byrd, qui observa au cours de son vol mémorable au-delà du pôle une bête énorme ressemblant de très près à un mammouth. Gardner affirme que les mammouths sont des animaux qui habitent actuellement l'intérieur de la Terre. Certains d'entre eux arrivent jusqu'à la surface, transportés par les fleuves, et là sont frigorifiés et enfermés dans des blocs de glace comme dans des cercueils.

 

          D’où viennent les animaux et les végétaux présents aux pôles :

 

 Les explorateurs polaires font mention de l'existence dans l'extrême Nord non seulement d'une faune animale, mais aussi d'une flore. Beaucoup d'animaux, comme le bœuf musqué, émigrent vers le nord en hiver. Pourquoi le feraient-ils si leur instinct ne leur indiquait pas qu'il y a par là-bas une terre plus chaude ? À maintes reprises, les explorateurs ont observé des ours se dirigeant vers le nord, dans une région où apparemment ils ne pouvaient trouver aucune nourriture... à moins que le « trou » polaire ne leur permît d'atteindre une contrée plus clémente ?

On vit aussi des renards au-delà au 80° parallèle, et ces renards paraissaient manifestement bien nourris et montaient toujours plus haut vers le nord. Les explorateurs arctiques s'accordent tous sans exception pour affirmer que, bizarrement, plus on va vers le nord, au-dessus d'une certaine latitude, plus il fait chaud. Comme si un vent venu du nord réchauffait tout à coup la température. Dans ces hautes latitudes, on a même trouvé des papillons et des abeilles, ainsi que des variétés inconnues de fleurs. On a vu, venant du nord et y retournant, des oiseaux ressemblant à la bécassine, mais n'appartenant à aucune espèce connue.

Des tribus d'Esquimaux, ayant émigré vers le nord, ont laissé des traces claires de leur passage. Les Esquimaux du Sud parlent de ces tribus qui vivent dans l'extrême Nord, et ils imaginent un pays merveilleux, patrie de leurs ancêtres. La légende scandinave d'une terre merveilleuse située à l'extrême limite septentrionale du monde connu est intéressante. Cette terre, appelée « Ultima Thulé », et qu'on a confondue avec le Groenland, ressemble fort à celle qu'a survolée l'amiral Byrd des centaines de siècles plus tard.

Bref, tous ces faits inexplicables, ces migrations étranges, sont autant de preuves qui viennent confirmer l'hypothèse que nous développons dans cet ouvrage.

 

          Problèmes insolites rencontrés par les explorateurs des pôles :

 

Un grand nombre d'explorateurs, après avoir atteint la ceinture de glace qui entoure le « trou » polaire, continuèrent droit vers le nord jusqu'à ce qu'ils eussent franchi cette barrière de glace. Beaucoup pénétrèrent dans l'ouverture conduisant à l'intérieur de la Terre, mais sans le savoir, et avec la conviction qu'ils étaient toujours à la surface. L'ouverture est, en effet, si grande qu'on ne peut se rendre compte de la différence. Excepté que le soleil se lève plus tard et se couche plus tôt, ses rayons étant en partie escamotés par les bords de l'ouverture. Cela a été remarqué par les explorateurs arctiques qui ont été Suffisamment loin dans le nord.

Chaque fois qu'ils pénétrèrent à l'intérieur de la Terre (sans le savoir), les explorateurs se 1rouvèrent aux prises avec des problèmes insolites qui les dépassaient complètement. L'aiguille de la boussole se mettait brusquement à la verticale. Plus ils avançaient au nord, plus il faisait chaud. La glace des régions arctiques disparaissait, la température devenait douce et agréable. Parfois le vent soufflait une poussière difficilement supportable, et certains durent même rebrousser chemin, incapables d'aller plus loin. D'où pouvait provenir cette poussière dans une région où normalement il n'y aurait dû y avoir que de la glace? Reed et Gardner en attribuent l'origine à des volcans situés à l'intérieur de l'ouverture polaire.

Le 3 août 1894, le Dr Fridtjof Nansen, perdu dans l'extrême Nord, note avec surprise dans son carnet : « La température est beaucoup plus élevée. J'ai découvert la piste d'un renard. » Il se trouvait probablement à ce moment à l'intérieur du « trou » polaire. Sa boussole cessa alors complètement de fonctionner. Il ne savait plus où il était. Il continua d'avancer, et la température devint encore plus chaude. Mais, comme il n'avait plus aucun moyen de se diriger, il trouva plus sage de revenir sur ses pas.

 

          Pourquoi n’y a-t-il pas de glace à l’extrême nord du pôle :

 

« Beaucoup croient que l'océan Arctique est une étendue d'eau gelée. Pourtant, bien qu'il contienne de grandes masses de glaces flottantes et des icebergs, j'aimerais fournir au lecteur la preuve qu'il est en réalité une mer libre, facilement navigable, et que plus on avance vers le nord, plus la température s'élève.

« 0utre des nuages de poussière et de fumée, on a observé aussi, en hiver, de nombreux brouillards. Si la Terre était la sphère solide que l'on dit, si l'Océan s'étendait jusqu'au pôle, où trouverait-on l'explication de ce brouillard ? Il est causé par de l'air chaud. De l'air chaud qui ne peut provenir que de l'intérieur de la Terre. Kane, un explorateur de l'Arctique, écrit : « Certaines observations semblent laisser supposer qu'il y a de l'eau loin dans le nord, et tout au long de l'année. Les ciels d'eau assez fréquents, les brouillards, etc., que nous avons vus au sud-ouest au cours de l'hiver, confirment le fait. »

« Dans les récits des explorateurs, de nombreux paragraphes sont consacrés à cette mer libre. Si une telle mer existe dans la région la plus septentrionale du monde, peut-on trouver une raison valable au fait que personne n'ait jamais atteint le pôle ? Les hommes qui avaient consacré tout leur temps, tous leurs efforts à cette tâche, qui parfois même y avaient sacrifié leur vie, étaient plus que désireux de réussir. Et pourtant, étrangement, ils échouèrent. Était-ce parce que le temps devenait plus chaud, que la vie végétale et animale se développait plus abondamment? Allons donc! C'était tout simplement parce que le pôle n'existait pas. »

Nansen, qui probablement fut celui qui alla le plus loin dans le Nord, remarque dans son livre que c'était un étrange sentiment de naviguer ainsi sur une mer houleuse en pleine nuit, vers des terres inconnues, en pensant qu'aucun bateau n'était jamais passé par là. Il souligne que le climat était relativement doux pour un mois de septembre. Plus il allait vers le nord, moins il voyait de glace. Il écrit : « Il y a toujours le même ciel noir devant nous, cela signifie que nous sommes en pleine mer. Chez nous, en Norvège, on est loin de se douter que nous filons droit vers le pôle sur une eau claire et limpide. Je ne l'aurais pas cru moi-même si quelqu'un me l'avait prédit quinze jours plus tôt. Et pourtant c'est la vérité ! »

Trois semaines plus tard, Nansen note que l'eau n'est toujours pas gelée. « Aussi loin que l'on puisse voir, écrit-il, c'est encore et toujours la pleine mer. »

 

          Pourquoi fait-il plus chaud aux du pôles :

 

Cette chaleur insolite est une des preuves principales que la Terre est creuse. Commentaire de Reed « Si on peut démontrer, en citant ceux qui se sont avancés très loin dans la direction des prétendus pôles, qu'il fait plus chaud là que plus bas au sud, que la végétation y est plus abondante et les animaux plus nombreux, alors nous pourrons raisonnablement prétendre que la chaleur vient de l'intérieur de la Terre - car de quel autre endroit pourrait-elle provenir ?

« Dans Le Dernier Voyage du capitaine Hall, nous lisons: "Nous ne nous attendions pas à trouver une région aussi chaude, dépourvue de neige et de glace.

La vie animale y était partout présente : phoques, oies, canards, boeufs musqués, lapins, loups, renards, ours, perdrix, lemmings, etc. "

« Nansen, lui aussi, attire spécialement l'attention sur la chaleur. Il dit : "Nous pourrions presque croire que nous sommes chez nous ! " Chez eux, en Norvège, oui, dans un pays où la température est douce et agréable! Et pourtant ils ont atteint à ce moment un des points les plus avancés de l'extrême Nord.

 « On a observé que des vents particulièrement forts non seulement élèvent la température dans le voisinage de l'océan Arctique, mais encore l'affectent très sensiblement à plus de 500 kilomètres de distance. De tels vents ne peuvent naître qu'à l'intérieur de la Terre, là où règne un climat tropical.

« Greely déclare: " La présence de ces oiseaux, de ces fleurs et de ces animaux était de la part de la nature une manière touchante de nous souhaiter la bienvenue dans notre nouvelle demeure. " Cette phrase n'est pas la simple constatation d'un fait normal. Elle dissimule un sentiment de surprise. Surprise de découvrir là des oiseaux et des bêtes qui, logiquement, ne devraient pas s'y trouver, alors qu'au sud pendant des kilomètres et des kilomètres la terre est couverte de neige éternelle atteignant, en certains endroits, une profondeur de plusieurs centaines de mètres. »

William Reed souligne. que beaucoup de ces animaux qu'on trouve dans l'extrême Nord cherchent à gagner, en hiver, une région plus tempérée. Et comme la chaleur semble augmenter en allant toujours plus loin dans le nord, leur instinct leur commande de prendre cette direction qui les mène droit à l'intérieur de la Terre.

Comme l'hiver approchait, Schwatka vit une troupe imposante de quatre millions de pingouins qui obscurcissaient le ciel et se dirigeaient droit au nord. Nansen dit qu'une région qui regorge ainsi de pingouins, de guillemots et d'autres animaux « doit être une terre promise ruisselante de lait et de miel ».

 

          Qu’est-ce qui produit la neige colorée en Arctique :

 

Nous l'avons vu, c'est une substance végétale, probablement du pollen. Et sa densité est telle qu'on peut supposer qu'il a fallu des dizaines et des dizaines de milliers d'hectares de fleurs et de plantes pour la produire.

 

Mais alors, où se trouve cette végétation luxuriante ?

 

Reed répond: « Elle ne peut se trouver que près du pôle Nord, car si elle poussait ailleurs la neige colorée apparaîtrait dans d'autres lieux, et ne serait pas limitée à la région arctique. Oui mais, voilà, on n'a jamais vu une flore de cette importance à proximité du pôle. Conclusion: s'il n'y a rien à la surface de la Terre, c'est donc à l'intérieur qu'on doit chercher - et trouver - une réponse satisfaisante à ce problème. »

 

          Y a-t-il un Soleil au centre de la Terre :

 

 « Mais, va demander le lecteur, est-ce que la force de gravité ne devrait pas faire tomber dans le vide l'explorateur qui arrive sur la paroi interne de la Terre - étant donné que cette force attire toute chose vers le centre du globe ?

« Nous répondrons qu'en ce qui concerne l'attraction terrestre, ce n'est pas le centre géométrique du globe qui détermine la force d'attraction, mais sa masse. Et si la masse de la Terre est plus importante au niveau de la croûte, c'est la masse de cette croûte qui exercera la force d'attraction, non un simple point géométrique situé à 4600 kilomètres de là - ces 4600 kilomètres représentant la distance approximative qui sépare la surface interne de la Terre du soleil central. L'égale répartition de la force de gravité tout au long de l'écorce terrestre fait que ce soleil central est suspendu à un endroit précis, équidistant de chaque partie de cette écorce. Quand nous sommes sur la paroi externe de l'écorce terrestre, c'est la masse de cette écorce qui nous plaque à la surface. Quand nous nous trouvons sur la paroi interne, c'est la même force qui nous permet de nous maintenir solidement sur nos pieds.

 

Sur la Terre, le merveilleux spectacle de l'aurore boréale est la conséquence du rayonnement de notre soleil central à travers l'ouverture arctique. Les variations de ce rayonnement sont dues à la formation de nuages à l'intérieur. Ces nuages, en se déplaçant, escamotent par moments la lumière du soleil central, et provoquent de ce fait des fluctuations dans le reflet qu'on en voit dans le ciel.

L'aurore boréale, nous l'avons dit, n'est pas causée par le magnétisme ou des décharges électriques. Cela a été largement prouvé par les observations des explorateurs arctiques montrant qu'il n'y avait aucune perturbation dans le fonctionnement de la boussole lorsque l'aurore était à son maximum d'intensité, et qu'on n'entendait pas non plus ces crépitements qui accompagnent toujours les décharges électriques.

 

Gardner ajoute :

 « Il y a encore d'autres considérations qui prouvent que l'aurore est due à la réflexion du soleil intérieur dans le ciel polaire. Le Dr Kane, dans le récit de ses explorations, nous dit que c'est quand elle est blanche que l'aurore est la plus brillante. Cela prouve une chose: lorsque la lumière blanche du soleil central est reflétée dans son intégralité, elle offre une luminosité plus intense que lorsqu'elle est découpée en couleurs prismatiques. Ce dernier cas se produit quand l'atmosphère (à l'intérieur de la Terre) est humide et dense ¬ avec, comme résultat, la formation d'un arc-en-ciel. On conçoit fort bien que la manifestation aurorale soit alors moins éblouissante que lorsqu'elle apparaît sans rencontrer le moindre obstacle, l'atmosphère étant à ce moment claire et dégagée, et la lumière du soleil intérieur pouvant donc se refléter pleinement et directement dans le ciel.

« Si l'aurore boréale est donc bien une réflexion du soleil central, nous devons nous attendre à ne la voir complètement qu'à proximité de l'orifice polaire, et à n'en saisir des fragments que lorsque nous nous serons éloignés vers le sud. Or, c'est précisément ce qui se passe. Le Dr Nicholas Senn, dans son livre intitulé Au cœur de l'Arctique, écrit :

« L'aurore que nous apercevons seulement par intervalles sous nos latitudes n'est que l'ombre de ce que l'on peut voir dans la région polaire. »

« En conclusion, l'aurore n'est pas une perturbation magnétique ou électrique, mais la manifestation éblouissante du rayonnement solaire intérieur. Si ce soleil réchauffe les continents et les mers de l'intérieur de notre globe, si, comme nous l'avons vu. Les oiseaux trouvent là un refuge pour se nourrir et se reproduire, si, d'autre part, on a découvert dans l'Arctique des troncs d'arbres, des graines, de la poussière de pollen venant, semble-t-il, d'un endroit inconnu, n'y a-t-il pas là suffisamment de preuves pour confirmer notre hypothèse: à savoir qu'il existe une vie à l'intérieur de la Terre ? »


Publié dans : Esotérisme
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